DPE à Saint-Pierre, Pontarlier : comprendre le bâti et ses étiquettes
À Saint-Pierre, l’analyse de 1 140 DPE décrit un quartier principalement composé d’appartements, où les constructions antérieures à 1975 occupent une place importante. Sa proportion de logements classés F ou G, de 10,5 %, est proche de celle de Pontarlier, malgré des consommations et des coûts médians légèrement supérieurs.
Le dossier énergétique de Saint-Pierre repose sur 1 140 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, issus d’un échantillon de 5 255 DPE analysés à Pontarlier. Ce périmètre permet de décrire les logements diagnostiqués dans le quartier, sans assimiler automatiquement leur profil à celui de tous les logements existants. Trois éléments structurent la lecture : la place très majoritaire des appartements, le poids du bâti construit avant 1975 et la concentration des résultats dans les classes D et E. Pour un propriétaire, un acquéreur ou un locataire, ces données constituent un repère local. Elles ne remplacent toutefois pas les informations propres au logement concerné : les médianes et les proportions décrivent un ensemble de diagnostics, et non une performance identique pour chaque adresse de Saint-Pierre.
Un bâti surtout collectif, dominé par la période 1948-1974
| Étiquette | Logements diagnostiqués (Saint-Pierre) | Part du quartier |
|---|---|---|
| A | 0 | 0,0 % |
| B | 19 | 1,7 % |
| C | 198 | 17,4 % |
| D | 473 | 41,5 % |
| E | 330 | 28,9 % |
| F | 87 | 7,6 % |
| G | 33 | 2,9 % |
La période de construction dominante à Saint-Pierre est celle de 1948 à 1974 : elle représente 42,6 % des diagnostics du quartier. Les logements construits avant 1948 comptent pour 24,1 %, tandis que la part totale du bâti antérieur à 1975 atteint 66,8 %. Le profil local est donc marqué par des constructions anciennes, avec un poids particulièrement important de la période 1948-1974. Les maisons individuelles ne représentent que 3,2 % des logements de l’échantillon ; le reste correspond à des appartements. La surface médiane est de 63 m². Ces caractéristiques situent le contexte immobilier, mais ne suffisent pas à expliquer seules une étiquette énergétique. Les données fournies ne détaillent ni les travaux déjà réalisés, ni les équipements, ni les caractéristiques thermiques de chaque bâtiment.
- 1948-1974 : avec 42,6 % des diagnostics, cette période constitue le premier repère pour comprendre l’âge du bâti étudié à Saint-Pierre.
- Avant 1975 : la proportion fournie de 66,8 % confirme le poids de ce bâti, sans renseigner sur son état actuel ou sur les rénovations effectuées.
- Maisons individuelles : leur part de 3,2 % indique que les résultats du quartier décrivent principalement des appartements, et beaucoup moins le marché des maisons.
- Surface médiane : les 63 m² observés donnent un repère de dimension, mais ne constituent ni une surface type obligatoire ni une description de tous les biens.
Les classes D et E dominent les 1 140 diagnostics
La répartition des étiquettes fait apparaître une nette prédominance de la classe D, avec 473 diagnostics, suivie de la classe E, qui en rassemble 330. La classe C compte 198 diagnostics et la classe B en compte 19 ; aucun diagnostic de l’échantillon n’est classé A. À l’autre extrémité, 87 logements sont classés F et 33 sont classés G. Les passoires énergétiques F et G représentent ainsi 120 logements, soit 10,5 % du périmètre étudié. Le quartier ne peut donc pas être résumé à ses seules étiquettes les moins favorables : les résultats se concentrent avant tout en D et E. Inversement, cette concentration ne doit pas faire oublier les situations individuelles classées F ou G, qui nécessitent une lecture spécifique du diagnostic du bien.
Saint-Pierre et Pontarlier : des passoires dans des proportions proches
La comparaison avec Pontarlier montre d’abord une proximité sur la part des passoires : 10,5 % à Saint-Pierre, contre 10,6 % dans l’ensemble de la ville. Les autres indicateurs dessinent toutefois des différences. La consommation médiane du quartier atteint 221 kWh/m²/an, contre 216 kWh/m²/an à l’échelle communale. Le coût énergétique annuel médian estimé est également supérieur, à 1 356 € contre 1 284 €, alors que la surface médiane est plus petite : 63 m² contre 66 m². Enfin, le bâti antérieur à 1948 est moins représenté dans le quartier, avec 24,1 % contre 27,0 %. Il faut parler ici de comparaison de médianes et de proportions, plutôt que d’une moyenne générale. Ces écarts ne permettent pas, à eux seuls, d’identifier les causes des performances observées.
- Passoires F et G : 10,5 % à Saint-Pierre et 10,6 % à Pontarlier. Sur cet indicateur précis, le quartier présente une situation très proche de la ville.
- Consommation médiane : 221 kWh/m²/an dans le quartier, contre 216 kWh/m²/an en ville. Ce repère concerne la consommation rapportée à la surface.
- Coût annuel médian estimé : 1 356 € contre 1 284 €. Ces montants sont des estimations énergétiques, et non des factures effectivement relevées.
- Surface et ancienneté : 63 m² de surface médiane contre 66 m², et 24,1 % de bâti antérieur à 1948 contre 27,0 %. Le profil des logements comparés n’est donc pas identique.
Vendre : situer le logement sans lui attribuer le profil du quartier
Pour préparer une vente à Saint-Pierre, les statistiques locales aident à contextualiser le DPE du bien. Un logement classé D appartient à la catégorie la plus représentée dans l’échantillon, avec 473 diagnostics ; un logement classé B relève d’une catégorie beaucoup moins présente, avec 19 diagnostics. Cette mise en perspective ne permet cependant pas de calculer une valeur de vente, une décote ou un avantage commercial chiffré. Aucune donnée de transaction n’est fournie. La présentation du bien peut distinguer son étiquette, sa consommation estimée, sa surface et son coût énergétique estimé, puis les rapprocher avec prudence des repères du quartier. Lorsque des travaux ou des équipements sont évoqués, leur description doit reposer sur les éléments propres au logement, et non sur une déduction tirée de son époque de construction.
Louer : examiner le DPE individuel et les estimations énergétiques
Pour un projet locatif, la présence de 120 logements classés F ou G dans l’échantillon invite à identifier précisément la classe du bien concerné, sans la présumer à partir de son adresse. La proportion locale de 10,5 % ne permet pas de conclure sur la situation d’un appartement particulier. De même, le coût annuel médian estimé de 1 356 € ne doit pas être présenté comme le budget énergétique certain d’un futur occupant. Il s’agit d’un indicateur collectif issu des diagnostics analysés. Le bailleur comme le candidat locataire peuvent utiliser ces repères pour demander une lecture claire des estimations du logement. Les faits disponibles ne comprennent pas de règles juridiques de location : ils ne permettent donc pas de déterminer, dans ce dossier, si un bien précis peut être loué.
Questions fréquentes
Saint-Pierre compte-t-il davantage de passoires énergétiques que Pontarlier ?
Non, la proportion fournie est légèrement inférieure : 10,5 % à Saint-Pierre, contre 10,6 % à Pontarlier. Dans le quartier, cela correspond à 120 logements classés F ou G parmi les 1 140 diagnostics analysés. Cette proximité concerne uniquement la part des passoires. Elle ne signifie pas que tous les autres indicateurs énergétiques du quartier sont identiques à ceux de la ville.
Quel type de logement domine dans le quartier Saint-Pierre ?
Les appartements dominent très largement : les maisons individuelles représentent seulement 3,2 % de l’échantillon. La période de construction la plus représentée est 1948-1974, avec 42,6 % des diagnostics. Au total, 66,8 % concernent des logements construits avant 1975. Ce profil décrit l’âge et la forme du bâti étudié, sans indiquer si chaque logement a fait l’objet d’une rénovation.
Peut-on utiliser les 1 356 € médians pour présenter le coût énergétique d’un bien ?
Ce montant peut être cité comme repère du quartier, à condition de préciser qu’il s’agit du coût énergétique annuel médian estimé. Il ne remplace pas l’estimation figurant dans le DPE du logement vendu ou loué et ne constitue pas une facture prévisible. À Pontarlier, le repère comparable est de 1 284 €, pour une surface médiane de 66 m² contre 63 m² à Saint-Pierre.